Initiative sur les salaires minimums : la décision de la CER

Medienmitteilung
Verfasst durch Thomas Zimmermann

La commission de l’économie indifférente au sort des bas salaires

En rejetant l’initiative de l’USS sur les salaires minimums, les membres de la commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) tolèrent qu’en Suisse, les employeurs puissent continuer à verser des salaires très bas. Selon la CER-E, même l’obtention d’un certificat fédéral de capacité (CFC) n’a pas à garantir un salaire mensuel d’au moins 4 000 francs pour un plein temps. Il est cynique de parler ici d’« état provisoire caractérisant l’entrée dans la vie active ». En effet, presque 70 % des 144 600 personnes titulaires d’un CFC qui touchent un bas salaire ont 25 ans ou plus et ont donc terminé depuis longtemps leur formation. En tout, ce sont même 77 % des plus de 400 000 personnes qui touchent un bas salaire en Suisse qui ont 25 ans et plus. 

Le fait que la couverture conventionnelle, c’est-à-dire au moyen de conventions collectives de travail (CCT) soit d’environ 50 % montre que le partenariat social est sous-développé dans notre pays. La moitié des salarié(e)s n’est ainsi pas protégée par une CCT. Pour la majorité d’entre eux, parce que leurs employeurs ne veulent pas de CCT. Ces patrons veulent dicter leurs conditions de travail sans être « gênés » par le partenariat social. Ils ne sont de fait pas des partenaires sociaux, mais des anti-partenaires sociaux. C’est pourquoi, dans les commerces de chaussures et de vêtements, pour prendre un exemple, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire, alors que certains propriétaires de ces grandes chaînes ont accumulé des fortunes colossales.

Cela n’empêche pas la CER-E d’être indifférente au sort des salarié(e)s concernés. Elle n’a même pas envisagé d’amélioration de la couverture conventionnelle. Il appartient maintenant au Conseil des États de montrer quelle est la bonne direction à sa commission. Et finalement, ce seront les citoyen(ne)s qui trancheront. Or, chez eux, l’initiative rencontre une grande adhésion, car ils trouvent choquant qu’en Suisse, plus de 400 000 personnes gagnent moins de 4 000 francs par mois.

renseignements
  • Daniel Lampart, économiste en Chef et premier secrétaire de l'USS,
    079 205 69 11
  • Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74

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Le fait que la couverture conventionnelle, c’est-à-dire au moyen de conventions collectives de travail (CCT) soit d’environ 50 % montre que le partenariat social est sous-développé dans notre pays. La moitié des salarié(e)s n’est ainsi pas protégée par une CCT. Pour la majorité d’entre eux, parce que leurs employeurs ne veulent pas de CCT. Ces patrons veulent dicter leurs conditions de travail sans être « gênés » par le partenariat social. Ils ne sont de fait pas des partenaires sociaux, mais des anti-partenaires sociaux. C’est pourquoi, dans les commerces de chaussures et de vêtements, pour prendre un exemple, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire, alors que certains propriétaires de ces grandes chaînes ont accumulé des fortunes colossales.

Cela n’empêche pas la CER-E d’être indifférente au sort des salarié(e)s concernés. Elle n’a même pas envisagé d’amélioration de la couverture conventionnelle. Il appartient maintenant au Conseil des États de montrer quelle est la bonne direction à sa commission. Et finalement, ce seront les citoyen(ne)s qui trancheront. Or, chez eux, l’initiative rencontre une grande adhésion, car ils trouvent choquant qu’en Suisse, plus de 400 000 personnes gagnent moins de 4 000 francs par mois.

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  • Daniel Lampart, économiste en Chef et premier secrétaire de l'USS,
    079 205 69 11
  • Thomas Zimmermann, responsable de la communication et porte-parole de l'USS, 079 249 59 74

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Le fait que la couverture conventionnelle, c’est-à-dire au moyen de conventions collectives de travail (CCT) soit d’environ 50 % montre que le partenariat social est sous-développé dans notre pays. La moitié des salarié(e)s n’est ainsi pas protégée par une CCT. Pour la majorité d’entre eux, parce que leurs employeurs ne veulent pas de CCT. Ces patrons veulent dicter leurs conditions de travail sans être « gênés » par le partenariat social. Ils ne sont de fait pas des partenaires sociaux, mais des anti-partenaires sociaux. C’est pourquoi, dans les commerces de chaussures et de vêtements, pour prendre un exemple, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire, alors que certains propriétaires de ces grandes chaînes ont accumulé des fortunes colossales.

Cela n’empêche pas la CER-E d’être indifférente au sort des salarié(e)s concernés. Elle n’a même pas envisagé d’amélioration de la couverture conventionnelle. Il appartient maintenant au Conseil des États de montrer quelle est la bonne direction à sa commission. Et finalement, ce seront les citoyen(ne)s qui trancheront. Or, chez eux, l’initiative rencontre une grande adhésion, car ils trouvent choquant qu’en Suisse, plus de 400 000 personnes gagnent moins de 4 000 francs par mois.

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Le fait que la couverture conventionnelle, c’est-à-dire au moyen de conventions collectives de travail (CCT) soit d’environ 50 % montre que le partenariat social est sous-développé dans notre pays. La moitié des salarié(e)s n’est ainsi pas protégée par une CCT. Pour la majorité d’entre eux, parce que leurs employeurs ne veulent pas de CCT. Ces patrons veulent dicter leurs conditions de travail sans être « gênés » par le partenariat social. Ils ne sont de fait pas des partenaires sociaux, mais des anti-partenaires sociaux. C’est pourquoi, dans les commerces de chaussures et de vêtements, pour prendre un exemple, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire, alors que certains propriétaires de ces grandes chaînes ont accumulé des fortunes colossales.

Cela n’empêche pas la CER-E d’être indifférente au sort des salarié(e)s concernés. Elle n’a même pas envisagé d’amélioration de la couverture conventionnelle. Il appartient maintenant au Conseil des États de montrer quelle est la bonne direction à sa commission. Et finalement, ce seront les citoyen(ne)s qui trancheront. Or, chez eux, l’initiative rencontre une grande adhésion, car ils trouvent choquant qu’en Suisse, plus de 400 000 personnes gagnent moins de 4 000 francs par mois.

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Le fait que la couverture conventionnelle, c’est-à-dire au moyen de conventions collectives de travail (CCT) soit d’environ 50 % montre que le partenariat social est sous-développé dans notre pays. La moitié des salarié(e)s n’est ainsi pas protégée par une CCT. Pour la majorité d’entre eux, parce que leurs employeurs ne veulent pas de CCT. Ces patrons veulent dicter leurs conditions de travail sans être « gênés » par le partenariat social. Ils ne sont de fait pas des partenaires sociaux, mais des anti-partenaires sociaux. C’est pourquoi, dans les commerces de chaussures et de vêtements, pour prendre un exemple, près d’un tiers des employé(e)s ne touchent qu’un bas salaire, alors que certains propriétaires de ces grandes chaînes ont accumulé des fortunes colossales.

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