Aktuell
print email search deutsch italiano
Infinite Menus, Copyright 2006, OpenCube Inc. All Rights Reserved.

Blogs

Nos blogs

Vous y trouverez la contribution la plus récente de nos auteurs (cliquer sur le nom). Vous pouvez aussi lire la totalité des contributions de chaque auteur en cliquant sur « toutes les contributions ».

go!Daniel Lampart

Scénarios conjoncturels à partir des nouvelles statistiques de l’OFS sur les salaires et l’emploi

Tout récemment, l’Office fédéral de la statistique (OFS) a publié ses statistiques sur l’emploi au 4e trimestre 2009 et sur les accords salariaux conclus pour 2009. Ces données expliquent une grande partie de l’évolution relativement robuste de l’économie intérieure l’an dernier. Mais elles suscitent aussi notre inquiétude quant à la croissance intérieure en 2010.Lors des négociations salariales d’automne 2008, toutes conventions collectives de travail (CCT) confondues, il a été possible de négocier une hausse de salaire moyenne de 2,6 % (lien). Dans 72 % des cas, elle a été générale, c’est-à-dire accordée sur une base large et donc non limitée à une partie du personnel. Grâce à la baisse des prix (indice suisse des prix à la consommation 2009 : -0,5 %), les salarié(e)s ont donc vu leur pouvoir d’achat se renforcer. En termes réels, les salaires ont de ce fait augmenté de plus de 3 %. Par conséquent, c’est le pouvoir d’achat qui a stabilisé la conjoncture intérieure. Sans son renforcement, l’emploi dans le commerce de détail et les services à la personne aurait bien plus reculé que cela a été le cas (lien). L’aide obtenue en 2009 ne pourra toutefois plus jouer en 2010. Les accords salariaux conclus pour cette année devraient tout juste représenter 1 % de hausse. Or, le renchérissement commence à reprendre de la vigueur à cause de la hausse du prix du pétrole – un bien cher, qui est importé - ce qui se traduira par une baisse du pouvoir d’achat à l’intérieur. S’y ajoute que : a) l’emploi a reculé entre-temps - au 4e trimestre 2009, il était inférieur de 0,5 % environ au sommet atteint au 3e trimestre 2008 (en données désaisonnalisées) – et que, b), les primes des caisses-maladie ont augmenté de près de 2 milliards de francs, ce qui diminue une nouvelle fois le pouvoir d’achat de plus de 0,5 %.À la différence de 2009, année lors de laquelle la conjoncture intérieure a donc été stabilisée grâce à des hausses du pouvoir d’achat, les choses prennent la direction opposée en 2010. La baisse de ce dernier se fera en particulier sentir dans le commerce de détail et dans d’autres branches des services, mais aussi dans la construction. Et si, en plus, les pouvoirs publics prennent des mesures d’austérité, on enregistrera également un important recul de l’emploi dans les branches de l’administration, de la santé et de l’enseignement ; des branches dans lesquelles il avait progressé et où plus de 20 % des salarié(e)s travaillent.Début janvier, l’Union syndicale suisse (USS) a proposé d’imposer à hauteur de 50 % les bonus élevés et de verser le produit de cet impôt aux ménages à bas et moyens revenus. Ce qui devrait représenter plus de 2 milliards de francs qui permettront d’atténuer les problèmes de pouvoir d’achat qui se dessinent. (fq 3 mars 2010).  

>>Afficher tous les billets du blog...

go!Jean Christophe Schwaab

Cinquième Conférence nationale sur les places d’apprentissage: progrès et inquiétudes

Comme ces dernières années, Mme Leuthard a réuni partenaires sociaux et cantons pour la 5ème «Conférence nationale sur les places d’apprentissage». L’existence de cette conférence est due à l’engagement permanent de l’USS en faveur de la formation professionnelle, notamment à sa campagne de 2003 en faveur de l’initiative «pour des places d’apprentissage». Cette année, le thème de la conférence était la formation professionnelle dans le secteur de la santé, en particulier la pénurie de personnel qualifié.[@more@]

Le résultat de la conférence peut être considéré comme assez positif. En effet, notre analyse de la situation et la plupart de nos revendications concernant la pénurie de personnel dans le secteur de la santé ont été partagées par les autres organisations et collectivités publiques représentées: ainsi, les participant-e-s sont tombés d’accord pour améliorer le démarchage de places d’apprentissage, l’information aux jeunes qui recherchent une place, le soutien à la reconversion professionnelle dans le secteur de la santé et le soutien aux cantons lançant des projets pilotes de création de places de formation. L'USS a pu obtenir que certaines des mesures proposées par l’Office fédérale de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) aillent plus loin que prévu, par exemple sur la question du financement initial des entreprises formatrices et des mécanismes d’incitation à la création de places de formation. Il faudra cependant continuer à maintenir la pression sur l’OFFT, les cantons et les organisations du monde du travail (OdA Santé) pour que ces engagements se réalisent et pour que les moyens nécessaires soient réellement mis à disposition. Le travail ne fait donc que commencer.


En revanche, la situation sur le marché des places d’apprentissage se dégrade. C’est en tout cas ce qui ressort du «baromètre des places d’apprentissage», que l’OFFT a publié le jour même de la conférence. Si l’OFFT maintient son angélisme habituel en prétendant que «la situation est stable», une analyse fine des chiffres du baromètre incite à la prudence, si ce n’est au pessimisme.
On peut y constater en effet que:

  • Le nombre de nouvelles places d’apprentissage recule pour la première fois depuis 2004. Ce recul est certes modéré (-1 %), mais il pourrait marquer le début d’une tendance due, d’une part, à la crise économique et, de l’autre, au recul démographique. Malgré ce dernier, on ne peut en outre que constater que le nombre de jeunes à la recherche d’une place de formation est toujours largement supérieur à celui de places d’apprentissage offertes. Cela confirme l’avis de l’USS selon qui il ne suffit pas de compter sur le recul démographique pour que le problème se résolve. L’OFFT, qui persiste à prétendre le contraire depuis plusieurs années, devra réviser son jugement.
  • Le nombre de jeunes sans la moindre solution à la sortie de l’école obligatoire augmente de 2000 personnes (+28 %), alors qu’entre 2006 et 2008, il avait reculé. La plupart de ces jeunes sont les futurs bénéficiaires de l’aide sociale. Malheureusement, l’OFFT ne semble guère s’en alarmer.
  • Le nombre de jeunes en «liste d’attente», c’est-à-dire qui ont dû se contenter d’une solution transitoire mais chercheront à nouveau une place l’an prochain, ne diminue que de manière marginale (-2 %); cela, malgré la bonne situation de l’économie lors des années précédentes et la «détente» sur le marché des places d’apprentissage que l’OFFT croyait voir. Et ce nombre reste très élevé: 21 000 jeunes, dont la plupart n’apparaissent pas, soit dit en passant, dans les statistiques du chômage du SECO. La période de baisse du chômage de ces dernières années n’a donc pas permis d’améliorer de manière sensible l’accès des jeunes à la formation post-obligatoire.
Dans ce contexte, les revendications de l’USS (fonds cantonaux pour la formation professionnelle dans tous les cantons, démarcheurs-euses de places d’apprentissage pour toutes les branches et pas seulement pour le secteur de la santé, 10 000 nouvelles places de formation en écoles professionnelles à plein temps et mise en place d’années d’apprentissage de base) restent d’actualité.

>>Afficher tous les billets du blog...

Blogs